Parution : Thursday 4 September 2014

Mars 1948, Richard Kornitzer débarque sur le quai de la gare de Lindau, sur les bords du lac de Constance, pour retrouver sa femme. Ils ne se sont pas vus depuis dix ans. D’origine juive, Richard Kornitzer a été mis à l’écart de la société dès 1934, perdant d’abord son emploi de juge, puis ses privilèges de citoyen, à mesure que les lois raciales progressaient dans le pays. Sa femme Claire, aryenne, est également inquiétée, ruinée, mise au ban, tous comme leurs enfants Georg et Selma. Dans la folie nazie qui se prépare, la famille Kornitzer se déchire : les enfants sont envoyés pour leur protection en Angleterre avec l’aide d’une association de quakers, Richard est « obligé de fuir de son plein gré » à Cuba, pendant que Claire reste au pays. Après dix ans d’absence et d’incertitude sur le sort de sa famille, Richard doit maintenant reconstruire parmi les ruines d’une Allemagne vaincue, oscillant entre la peur et l’espoir du lendemain.

Basé sur une histoire vraie, Terminus Allemagne est à la fois une fresque historique pleine d’humanité, et un incroyable roman psychologique sur le sentiment d’appartenance et la famille.

Prix du livre allemand 2012.

Fiche complète

Ursula Krechel

Ursula Krechel est née à Trèves (Allemagne) en 1947. Après des études d’allemand, de théâtre et d’histoire de l’art, sa carrière oscille entre le journalisme et le théâtre. Côté écrits, elle publie de la prose et du théâtre, mais est surtout reconnue pour sa poésie – jusqu’à la publication, en 2012, du roman Landgericht (Terminus Allemagne dans la traduction française) qui rencontre un succès sans précédent et reçoit le Prix du livre allemand.

Parution : Thursday 2 October 2014

Préface de Marie de hennezel

« Accompagner un patient c’est marcher à ses côtés en le laissant libre de choisir son chemin et le rythme de son pas. Parfois l’accompagnement n’est pas chose facile et c’est là que se mesure notre vision de la dignité de la personne humaine. Le défi est de reconnaître et d’attester par notre comportement la dignité inaliénable de la personne qui est en face de nous, même dans sa plus grande déchéance. »

L’expérience de la maladie en phase terminale constitue un défi lourd de sens pour la société contemporaine : c’est à cette aune que celle-ci peut et doit mesurer sa capacité à accueillir, soutenir et aider les personnes, même quand leur vie n’offre plus de perspectives.

Mais que se passe-t-il dans ces chambres où les personnes atteintes d’une maladie en phase terminale passent les derniers jours ou les dernières semaines de leur existence ? Quelles histoires se tissent, quels dialogues naissent, quels sentiments mûrissent ?

Attilio Stajano est volontaire dans l’unité de soins palliatifs d’un hôpital de Bruxelles. À travers les gens qu’il rencontre au sein de cette unité, mais aussi à travers sa propre expérience de la fin de vie (il a accompagné jusqu’au bout son père, et sa femme), il nous donne à voir des vécus et des sensibilités très différentes, qui ont pourtant tous un trait commun : à la fin, quand les gestes et les mots se font rares, il ne reste que l’amour. Se mettre à l’écoute, patiente et sensible, de ceux qui vont nous quitter peut nous en apprendre beaucoup sur le sens profond de la vie et de la mort. Surtout, cela nous apprend à vivre mieux, jusqu’à la fin.

Fiche complète

Attilio Stajano

Attilio Stajano est volontaire dans un hôpital bruxellois, au sein de l’unité de soins palliatifs. Il a été chercheur industriel, gestionnaire de programmes de recherche à la Commission européenne et professeur d’université à Georgia Tech (Atlanta) et à Bologne.